Le chef du Parti du pouvoir du peuple (PPP), la première force de l'opposition, s'est exprimé ce matin à la tribune de l'Assemblée nationale dans le cadre des discours des représentants des partis disposant de groupes parlementaires.
Jang Dong-hyeok a entamé son allocution en fustigeant le gouvernement et le Minjoo, le parti au pouvoir. Il a qualifié les huit derniers mois écoulés sous la présidence de Lee Jae Myung de « temps de la destruction et de la chute ». Il a dénoncé des dysfonctionnements dans tous les domaines, allant de l’économie à la sécurité en passant par la diplomatie. Evoquant l’annonce de Donald Trump concernant un relèvement des droits de douane américains visant la Corée du Sud, il a critiqué le pragmatisme prôné par le chef de l’Etat, qui chercherait, selon lui, à plaire à la fois à la Chine et aux Etats-Unis.
En outre, selon le patron du parti conservateur, le Parlement, dominé par le camp présidentiel, serait désormais le théâtre d’une « dictature législative ». Il a ensuite exigé le retrait de la loi sur la « deuxième enquête spéciale générale », portant sur des allégations encore non élucidées visant l’ancien président Yoon Suk Yeol et son épouse Kim Keon-hee, ainsi que de celle prévoyant la création de chambres spécialisées dans les crimes d’insurrection au sein des tribunaux de première et de seconde instances.
En revanche, il a réclamé la nomination de procureurs spéciaux afin d’enquêter sur le désistement de l’appel par le Parquet dans le scandale immobilier de Daejang-dong, sur la collusion présumée entre le Minjoo et l’Eglise de l’Unification, ainsi que sur les soupçons de corruption liés aux investitures locales de 2022.
Enfin, Jang Dong-hyeok a proposé un tête-à-tête à Lee Jae Myung afin de discuter des questions liées notamment à la vie quotidienne des citoyens, telles que l’inflation, la volatilité du won et la flambée des prix de l’immobilier.