Le Commandement des Nations unies en Corée (UNC), mené par les Etats-Unis, persiste dans sa position de ne pas transférer à la Corée du Sud son contrôle exclusif de la zone démilitarisée (DMZ) sur la frontière avec sa voisine du Nord.
Lors d’un échange avec la presse hier, l’UNC a réaffirmé que c’est à lui de permettre ou non l’accès des civils à cette zone du côté sud, et que la création de la DMZ avait pour enjeu d’y prévenir de nouveaux conflits. Il s’est ainsi opposé une nouvelle fois à la « loi DMZ » que le Minjoo cherche à adopter afin de « soutenir son utilisation pacifique », la qualifiant de « frontalement contraire » à l’armistice de 1953.
Selon les termes de la législation voulue par le parti présidentiel, c’est Séoul qui doit contrôler l’accès si les activités sont de caractère non militaire, comme celles visant à préserver l’écosystème ou encore les visites touristiques. Cependant, un responsable du commandement a indiqué qu’en cas d’incidents dans la zone, la responsabilité en incombe toujours à son chef, et non au président sud-coréen.
L’UNC a également mis en cause les propos tenus par le ministre de la Réunification la semaine dernière. Chung Dong-young avait plaidé pour la réouverture des trois parcours du « chemin de la paix » menant à la DMZ, qui restent fermés au public depuis avril 2024. Sur les 11 sentiers de randonnée ouverts en 2019, trois ne sont plus accessibles pour des raisons de sécurité.
Par ailleurs, ce jeudi, la porte-parole du ministère de la Défense a affirmé « respecter la position et l’autorité de l’UNC » et « travailler en étroite collaboration avec le commandement » concernant l’utilisation de la zone tampon.