La Chine a annoncé mardi qu’elle était en train de relocaliser l’une des structures métalliques qu’elle avait installée sans consultation préalable de la Corée du Sud dans la zone de mesures provisoires (PMZ) en mer Jaune, où se chevauchent les zones économiques exclusives (ZEE) des deux pays.
Lors d’un point presse régulier, le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Guo Jiakun, a indiqué que l’entreprise concernée procédait au transfert d’une « installation de gestion » hors de la PMZ en raison de ses propres besoins opérationnels.
A la suite de cette annonce, le gouvernement sud-coréen a estimé que cette démarche représentait un « progrès significatif » dans les relations bilatérales. Lors d’un échange avec des journalistes hier, le directeur général chargé de l’Asie du Nord-Est et de l’Asie centrale au ministère des Affaires étrangères a rappelé que Séoul s’était toujours opposé à cette installation unilatérale et avait poursuivi des consultations avec Pékin à ce sujet. Kang Young-shin a ensuite souligné que l'opération de relocalisation engagée pourrait contribuer à faire avancer les relations entre les deux pays.
Séoul avait en effet continué de protester auprès de Pékin contre la présence de ces structures dans la PMZ. Le 7 janvier dernier, soit deux jours après son entretien avec son homologue chinois Xi Jinping, le président Lee Jae Myung avait indiqué que la Chine avait accepté de retirer l’une des trois structures contestées. Les deux autres, présentées comme des plateformes d’aquaculture, devraient y rester.