L’administration Trump a rendu publique, le 23 janvier, sa nouvelle Stratégie de défense nationale (NDS). Le document élaboré par le Pentagone affirme que Séoul est capable d’assumer la responsabilité principale de la dissuasion vis-à-vis de Pyongyang, tout en bénéficiant d’un soutien américain important, mais plus limité. Le texte ajoute que cet ajustement de l'équilibre est conforme aux intérêts de Washington pour mettre à jour la posture des forces américaines sur la péninsule coréenne.
La nouvelle stratégie américaine évalue par ailleurs que la Corée du Nord est en mesure de frapper des cibles en Corée du Sud et au Japon avec des armes nucléaires, et qu’elle fait peser une menace nucléaire claire et actuelle sur le territoire continental des Etats-Unis. Elle souligne que, malgré le vieillissement des forces conventionnelles nord-coréennes, le Sud doit rester vigilant face au risque d’une invasion du Nord. Cela laisse entendre que Séoul doit consacrer davantage de moyens qu’auparavant pour sa dissuasion conventionnelle et la prévention de ses provocations.
A noter qu'il y a quatre ans, le dossier nord-coréen avait été abordé après la Chine et la Russie, mais cette année, il est rétrogradé derrière l'Iran. De plus, si Pyongyang est toujours décrit comme une menace nucléaire directe, le document n'a pas explicitement évoqué l’objectif de sa dénucléarisation, contrairement à la précédente version, alimentant les attentes sur un possible dialogue entre les deux pays.