L’équipe d’enquête conjointe militaire et policière, chargée de faire la lumière sur l’infiltration présumée de drones sud-coréens en Corée du Nord, a mené ce mercredi des perquisitions dans les bureaux et aux domiciles de trois civils soupçonnés de violation de la loi sur la sécurité aérienne.
Cette opération intervient cinq jours après les déclarations à la presse de l’un d’entre eux, connu sous le nom de famille Oh, qui a affirmé avoir fait voler des drones dans l’espace aérien nord-coréen.
Ce trentenaire et l’un de ses complices, Jang, sont diplômés de la même université à Séoul. Tous deux ont également été membres d’une organisation de jeunesse conservatrice. En 2022, ils ont travaillé ensemble comme contractuels au Bureau présidentiel sous l’administration de Yoon Suk Yeol, avant de fonder, l’année suivante, une entreprise spécialisée dans la fabrication de drones. Le troisième suspect perquisitionné, dont le nom n’a pas été révélé, y aurait occupé un poste.
Par ailleurs, les enquêteurs soupçonnent l’implication d’un responsable du Commandement du renseignement militaire (KDIC), qui aurait apporté un soutien financier aux opérations en utilisant comme sociétés écrans deux médias en ligne gérés par Oh.
Pour rappel, le 10 janvier, Pyongyang avait affirmé avoir abattu des drones sud-coréens ayant pénétré son espace aérien le 27 septembre 2025 puis le 4 janvier dernier. A Séoul, le ministère de la Défense a démenti toute participation de l’armée sud-coréenne à ces opérations.