Lors de sa conférence de presse du Nouvel an, tenue aujourd’hui à la Cheongwadae, Lee Jae Myung a qualifié l’année 2026 de point de départ d’un grand élan pour la Corée du Sud, et présenté les principaux défis qui s’imposent à son gouvernement qui entamera sa deuxième année d’exercice du pouvoir en juin.
Le chef de l’Etat a d’abord déclaré vouloir donner la priorité à la vie quotidienne des citoyens, réaffirmant une approche pragmatique, dénuée de tout clivage idéologique ou partisan. Il a également affiché sa détermination à mener à bien la réforme du Parquet, sans céder aux résistances ou aux pressions éventuelles.
Le président est par ailleurs revenu sur les cinq stratégies de croissance visant à opérer une grande transition du pays, déjà dévoilées auparavant : une croissance portée par les régions, bénéfique à l’ensemble de la population, respectueuse de la sécurité, tirée par la culture et fondée sur la paix.
En détaillant sa vision, le locataire de la Maison Bleue a notamment promis la fusion administrative entre Daejeon et le Chungcheong du Sud, dans le centre, et entre Gwangju et le Jeolla du Sud, dans le sud-ouest. Il a également évoqué le développement des startups, le renforcement de la sécurité sur les lieux de travail et l’élargissement des investissements dans le secteur culturel.
Lee Jae Myung s’est enfin engagé à faire progresser la paix sur la péninsule coréenne par une reprise rapide du dialogue entre les Etats-Unis et la Corée du Nord, ainsi qu’entre les deux Corées, et par le rétablissement de l’accord militaire du 19 septembre, actuellement suspendu. Selon lui, l’objectif premier des relations intercoréennes doit consister à instaurer une coexistence pacifique, avant de chercher à accomplir la réunification. Dans cette optique, il a plaidé pour une approche pragmatique visant d’abord le gel des programmes nucléaire et balistique nord-coréens, suivi d’une réduction des armements, avant d’aboutir, à terme, à la dénucléarisation.