Kang Sun-woo est sortie, mercredi matin peu avant 6h, des locaux de la police à l’issue d’un interrogatoire de 21 heures mené dans le cadre d’une enquête pour des soupçons de corruption. Son audition avait débuté mardi vers 9h et s’est achevée aux alentours de 2h mercredi. La députée a ensuite consacré près de quatre heures à la relecture du procès-verbal.
Devant les journalistes, elle a déclaré avoir pleinement coopéré avec les enquêteurs et répondu à leurs questions avec sincérité et honnêteté. Elle a également présenté ses excuses pour les inquiétudes suscitées auprès du public, tout en promettant de continuer à coopérer à l’enquête.
Ancienne membre du Minjoo, le parti au pouvoir, et aujourd’hui sans étiquette, Kang Sun-woo est soupçonnée d’avoir perçu 100 millions de wons, soit environ 60 000 euros, de la part de Kim Kyung, une conseillère municipale de Séoul qui cherchait à obtenir l’investiture pour briguer un second mandat lors des élections locales de 2022.
Lors de son interrogatoire, l'élue aurait maintenu sa version initiale, affirmant que l’argent avait été remis à l’un de ses anciens collaborateurs et qu’elle n’avait eu connaissance de ce versement qu’après en avoir été informée par ce dernier. Une version contestée devant la police par Kim Kyung, pour qui la somme aurait été remise directement à Kang Sun-woo fin 2021 avant d’être restituée après le scrutin local de l’année suivante.
Selon certaines sources, l’ancien assistant de la députée aurait, de son côté, indiqué aux enquêteurs que l’argent avait été utilisé pour financer le dépôt de garantie d’un logement.
La police prévoit de solliciter éventuellement un mandat de détention provisoire à l’encontre de Kang Sun-woo après examen des éléments recueillis au cours des auditions.