A l’Assemblée nationale, l’audition de confirmation de Lee Hye-hoon, prévue lundi, a été reportée à la suite d’un désaccord entre les partis au pouvoir et de l’opposition. Convoquée dans la matinée, la commission des Finances et de l’Economie n’est pas parvenue à inscrire à l’ordre du jour l’audition de la candidate à la tête du nouveau ministère de la Planification et du Budget en raison de la protestation des formations de l’opposition, qui ont mis en cause l’insuffisance des informations soumises par la prétendante.
Après cet échec, le Minjoo, le parti présidentiel, a dénoncé un manquement au devoir parlementaire et une atteinte au droit de choix du peuple de la part du camp conservateur, l’accusant de refuser à la candidate l’occasion de s’exprimer. Il a également appelé à reprogrammer l’audition dès aujourd’hui.
Le Parti du pouvoir du peuple (PPP), la principale force de l’opposition, a pour sa part exhorté Lee Hye-hoon à renoncer à sa candidature si elle estimait avoir quoi que ce soit à se reprocher. Un responsable du parti a affirmé que les citoyens avaient déjà arrêté leur jugement concernant cette candidate controversée. L’ancienne économiste et ex-députée est soupçonnée d’avoir abusé de son autorité à l’égard de ses collaborateurs, d’avoir bénéficié d’un traitement de faveur concernant le service militaire de ses fils ou encore de s’être enrichie grâce à des opérations de spéculation immobilière.
Le parti conservateur a par ailleurs poursuivi son offensive contre le Bureau présidentiel et la formation de centre-gauche, leur demandant d’accepter l’ouverture d’enquêtes spéciales sur diverses allégations liées à l’Eglise de l’Unification, ainsi que le financement illicite présumé des investitures électorales. Son président, Jang Dong-hyeok, en est aujourd’hui à son sixième jour de grève de la faim.