Photo : Seoul Central District Court
La réquisition de la peine de mort contre Yoon Suk Yeol, poursuivi pour insurrection, a été largement relayée par plusieurs médias étrangers.
Le New York Times a détaillé le déroulement de la procédure judiciaire engagée contre l’ancien président sud-coréen à la suite de la proclamation de la loi martiale le 3 décembre 2024. Le quotidien américain souligne qu’il s’agissait du premier état d’exception décrété depuis le début de la démocratisation de la Corée du Sud dans les années 1980, ajoutant que cette mesure avait provoqué la plus grave crise politique qu’ait connue le pays depuis plusieurs décennies.
Le journal précise également que, même en cas d’acceptation par le tribunal de la peine requise, il est peu probable qu’elle soit effectivement appliquée, rappelant qu’aucune exécution capitale n’a eu lieu dans le pays depuis 1997. Il note en outre que le dernier ancien président condamné à mort, Chun Doo-hwan, a vu sa peine commuée en réclusion criminelle à perpétuité, avant d’être libéré après deux ans d’emprisonnement.
L’Associated Press (AP) a, de son côté, annoncé la nouvelle dans une dépêche avant de publier un article de suivi apportant des précisions, notamment sur les dernières déclarations de l’équipe du procureur spécial et de l’ancien chef de l’Etat. L’agence de presse est revenue sur la proclamation de la loi martiale, une première en quatre décennies, et sur l’encerclement de l’Assemblée nationale par des troupes armées, soulignant que ces événements avaient ravivé de douloureux souvenirs des dictatures des années 1970 et 1980.
Le quotidien britannique The Guardian souligne, quant à lui, que cette affaire constitue la première accusation d’insurrection visant un ancien président depuis le procès, en 1996, des ex-chefs de l’Etat, Chun Doo-hwan et Roh Tae-woo.