Le sous-secrétaire d’Etat adjoint des Etats-Unis a indiqué que l’an dernier, Pyongyang avait dérobé plus de 2 milliards de dollars en monnaies virtuelles. Un montant similaire à celui estimé par la société d’analyse de transactions en cryptomonnaies Chainalysis, le mois dernier. Jonathan Fritz a ajouté que le contrôle de ces activités cybercriminelles est devenu une priorité absolue de l’administration Trump, puisqu’elles représentent une menace pour la sécurité nationale des Etats-Unis comme de leurs alliés.
Le haut diplomate américain en a fait état lors d’un point presse hier à New York, suivi par une réunion au cours de laquelle l’équipe multinationale de surveillance des sanctions onusiennes contre la Corée du Nord (MSMT) a présenté aux pays membres de l’Onu un nouveau rapport sur les cyberactivités illicites du régime de Kim Jong-un. Il a également indiqué que ce dernier utilise les cryptomonnaies volées pour développer illégalement ses armes nucléaires et ses missiles balistiques.
Interrogé sur la question de savoir si Washington et Pyongyang sont en communication pour organiser une nouvelle rencontre entre leurs dirigeants, Jonathan Fritz a répondu « n’avoir aucun commentaire à ajouter là-dessus ». Il s’est limité à dire que Donald Trump a clairement affiché sa volonté de renouer le dialogue avec Kim Jong-un et que la balle est désormais dans le camp nord-coréen.