Arrivé mardi en fin d’après-midi à Shanghai, dernière étape de sa visite d’Etat en Chine, Lee Jae Myung a souligné l’importance des « sentiments de bon voisinage et d’amitié » entre les citoyens sud-coréens et chinois.
Dans sa prise de parole lors d'un dîner organisé par le secrétaire du Parti communiste de la ville, Chen Jining, le président de la République a déclaré que la perception mutuelle des peuples des deux pays s’était dégradée depuis un certain temps en raison de malentendus et de distorsions infondés et inutiles, entravant ainsi le développement des relations bilatérales. Il a ensuite exprimé son souhait de voir ces incompréhensions se réduire et les sentiments amicaux se renforcer ainsi que son espoir de voir son déplacement contribuer à faire entrer les liens entre les deux pays dans une nouvelle étape et à lever les obstacles existants.
Le chef de l'Etat a en outre affirmé que les domaines de coopération étaient nombreux, citant notamment les échanges humains, culturels et militaires. Il a insisté sur la priorité accordée à la collaboration économique, évoquant le 15e plan quinquennal de développement économique chinois, qui débute cette année. En réponse, Chen Jining a présenté la politique économique de Shanghai et exprimé sa volonté de s’efforcer d’offrir davantage d’opportunités aux entreprises étrangères, notamment sud-coréennes.
Enfin, Lee Jae Myung a indiqué qu’il avait toujours rêvé de visiter Shanghai, rappelant que la ville avait été le théâtre de la lutte des ancêtres coréens pour la libération du joug japonais. Il a remercié les autorités locales pour les efforts déployés afin de préserver les vestiges de ce combat pour l’indépendance.
Pour son dernier jour dans l’empire du Milieu, aujourd'hui, le dirigeant sud-coréen doit assister au Sommet Corée-Chine des startups et des entreprises de capital-risque, avant de se rendre sur un site historique ayant abrité le gouvernement provisoire de la République de Corée durant la période de la domination coloniale japonaise. Cette visite marque à la fois le 100e anniversaire de l’établissement de ce gouvernement en exil et le 150e de la naissance de son dirigeant, Kim Koo.