Le ministère de la Réunification a déclaré que l'éventuelle réduction des exercices militaires conjoints entre la Corée du Sud et les États-Unis pourrait être discutée si les conditions et le contexte le permettent.
Lors d'une conférence de presse, aujourd'hui, son porte-parole a été questionné sur la position formulée, hier, par le conseiller présidentiel à la sécurité nationale, qui ne voyait pas un ajustement de leur fréquence comme un moyen pouvant relancer le dialogue avec Pyongyang. Yun Min-ho s'est contenté d'indiquer qu'au-delà de leur importance, les manœuvres sud-coréano-américaines pesaient sur les relations intercoréennes tout comme sur la situation géopolitique de la péninsule.
Wi Sung-lac semblait avoir voulu mettre en garde contre les propos du ministre de la Réunification, Chung Dong-young, qui avait souligné, le mois dernier, que les exercices militaires conjoints ne seraient guère compatibles avec la reprise du dialogue entre la Corée du Nord et les Etats-Unis.
Quant à l'expression « la péninsule sans le nucléaire », formulée par le président Lee Jae Myung, la voix du ministère a répondu qu'elle ne serait pas très différente de celle « la dénucléarisation de la péninsule ».
Pour rappel, lors de la cérémonie d'inauguration du 22e Conseil consultatif pour la réunification nationale (NUAC), tenue le 2 décembre, le chef de l'Etat avait annoncé qu'il déploierait tous ses efforts pour mettre à terme à l'état de guerre qui hante la péninsule et faire des deux Corées une zone débarrassée du nucléaire. Il n'a toutefois pas mentionné la dénucléarisation.