Les sud-Coréens déménagent de moins en moins. Ainsi, en 2019, leur mobilité résidentielle est tombée à son plus bas niveau depuis près d’un demi-siècle, plus précisément 47 ans. C’est ce que relève un rapport de l’Institut national des statistiques (Kostat), publié hier.
Effectivement, le taux de mobilité n’a atteint que 13,8 %, soit une baisse de 0,4 point par rapport à 2018. Les chiffres n’ont jamais été aussi faibles depuis 1972.
Parmi ceux qui se sont déplacés, 9,2 % sont restés dans la même ville ou province, tandis que 4,6 % ont décidé d’en changer. Cela représente un recul de 0,3 point et 0,1 point, respectivement, en glissement annuel.
La mobilité résidentielle a commencé à fortement augmenter au milieu des années 1970, avant de baisser 20 ans plus tard. Les chiffres sont éloquents : 25,5 % en 1975, entre 20 et 29 % dans les années 1980, 19 % en l’an 2000 et 15 % en 2015.
Un responsable du Kostat explique cette tendance baissière par le vieillissement de la population, le ralentissement de l’économie et la diversification des moyens de transport et de communication.