Le marché du travail continue de piétiner. Les chiffres sont là.
D’après les données communiquées aujourd’hui par l’institut national des statistiques, en avril, le nombre des actifs occupés du pays totalisait 26 868 000 individus, soit une hausse de 123 000 personnes seulement par rapport à il y a un an. Leur croissance restait ainsi en dessous de la barre des 200 000 pour le troisième mois de suite. C’est du jamais-vu depuis la crise financière mondiale de 2008.
Comment expliquer cette morosité ? Plusieurs facteurs sont à noter : la restructuration des industries phares du pays, comme l’automobile et la construction navale, ainsi que la réduction des postes à pourvoir dans le secteur des services de l’éducation, entre autres.
A cela s’ajoute ce qu’on appelle l’effet de base, à savoir qu’en avril 2017, l’accroissement du nombre des actifs occupés était très important, avec plus de 400 000 individus.
Quant au taux de chômage, il a reculé de 0,1 point en glissement annuel pour s’établir à 4,1 %. Il était de 10,7 % chez les jeunes âgés de 15 à 29 ans, 0,5 point de moins qu’il y a un an.