Le ministère sud-coréen de l’Industrie, du Commerce et de l’Energie a remis en cause les mesures protectionnistes pratiquées par de grands pays occidentaux à l’encontre de son pays, lors d’une réunion régulière du Comité anti-dumping de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) organisée du 23 au 25 avril à Genève.
Sa plainte concerne les mesures antidumping des Etats-Unis visant les tubes pour puits de pétrole, les mesures de sauvegarde également imposées par Washington contre les lave-linge et les panneaux solaires ainsi que celles de l’Union européenne contre les produits d’acier en provenance de Corée du Sud.
Le ministère sud-coréen a notamment exprimé à l’OMC son inquiétude sur une application excessive de la règle des « données de fait disponibles défavorables » par les Etats-Unis. Selon cette pratique, Washington n’hésite pas à infliger de lourdes taxes lorsqu’il juge peu coopérative l’entreprise soumise à son enquête antidumping.
Nexteel en est la dernière victime. Le département du commerce américain a récemment imposé des droits de douane de 75,81 % contre l’aciériste sud-coréen dans sa décision définitive prise lors du réexamen annuel, soit une hausse de 29 % par rapport à la taxe annoncée lors du jugement provisoire. II s’est appuyé sur les « données de fait disponibles défavorables » sous prétexte d’une erreur de traduction en anglais dans le dossier remis par Nexteel.
L’exécutif sud-coréen a vivement critique un tel abus de la part du pays de l’Oncle Sam. Il a appelé Washington à appliquer son arsenal et ses pratiques de façon à les harmoniser avec les accords de l’OMC.
Par ailleurs, Séoul a pointé du doigt la non-conformité de l’enquête menée dans le cadre des mesures de sauvegarde américaines et européennes évoquées ci-dessus par rapport aux textes de l’OMC. Il a donc demandé à Washington et à Bruxelles de retirer immédiatement ces mesures correctives.