GM Korea, la branche déficitaire de General Motors en Corée du Sud, a pu éviter de justesse son placement sous administration judiciaire, le patronat et le syndicat ayant trouvé hier un accord salarial de dernière minute.
Le constructeur automobile américain doit désormais négocier le soutien financier du gouvernement sud-coréen et de la Korea Development Bank (KDB), le deuxième plus important actionnaire de sa filiale avec une participation de 17 %.
Ces négociations ne s’annoncent pas simples elles non plus. Le groupe de Detroit a demandé à signer d’ici vendredi un accord sur cet apport à sa filiale.
Cela dit, l’exécutif et la KDB annoncent qu’ils ne pourront pas le faire avant la publication d’un rapport sur un audit des comptes de GM Korea. Ce sera pour début mai.
Autres conditions que Séoul a posées avant de promettre ses nouveaux capitaux : le groupe américain ne doit pas quitter le pays du Matin clair avant dix ans, et la KDB doit pouvoir exercer son droit de veto dans les décisions importantes, même si sa participation se voit réduite par la conversion des dettes de GM Korea à sa société mère en actions.