Les négociations salariales 2018 entre le patronat et le syndicat de GM Korea, la filiale sud-coréenne du géant américain General Motors, se sont soldées par un échec.
Les deux camps ont mené ces tractations hier après-midi dans l'usine de Bupyeong, une date butoir désignée par le constructeur de Détroit, sans pour autant trouver un terrain d'entente visant à renflouer la société déficitaire.
Face à cet échec, la branche de GM a ouvert son conseil d'administration pour discuter d'une éventuelle demande de placement en redressement judiciaire. Résultat, elle a reporté cette possibilité au lundi 23 avril.
De son côté, le gouvernement a tenu une réunion d'urgence. Il a exhorté les deux camps à parvenir à un accord anticipé pour normaliser la gestion de l'entreprise, vu que la débâcle des négociations risque de menacer plus de 150 000 emplois chez GM Korea et ses entreprises partenaires.
Selon le vice-Premier ministre à l'économie qui est en visite à Washington pour des réunions financières internationales, le géant américain envisagerait d'injecter de l'argent frais dit « new money » dans un nouveau projet d'investissement de sa filiale, non pas dans son plan de redressement. Cette somme est estimée à 3 000 milliards de wons, l'équivalent de 2,28 milliards d'euros.
Kim Dong-yeon a ajouté qu'on ignorait pour l'instant l'envergure de l’aide financière du gouvernement visant à remettre GM Korea sur les rails.