Alors que les Etats-Unis ont maintenu, la semaine dernière, la Corée du Sud comme pays à surveiller en matière de manipulation des taux de change, le ministre sud-coréen des Finances a discuté, jeudi à Washington, avec la patronne du Fond monétaire internationale (FMI) des moyens d’améliorer la transparence du marché de change sud-coréen.
En visite aux Etats-Unis pour participer à la conférence des ministres des finances du G20 et à une réunion du FMI et de la Banque mondiale, Kim Dong-yeon a expliqué à Christine Lagarde que Séoul examinait la possibilité de rendre publics les cas d’intervention de l’Etat sur le marché des devises. Cette dernière a répondu qu’une telle initiative pourrait être bénéfique à la stabilisation macroéconomique du pays.
D’après plusieurs sources, il est possible que le gouvernement sud-coréen adopte le principe figurant sur la déclaration commune annexe à l’accord du partenariat transpacifique (TPP). Il s’agit notamment d’afficher, tous les trimestres, le montant des devises que Séoul a achetées et vendues au trimestre précédent.
Kim Dong-yeon, qui est également le vice-Premier ministre à l’économie, devrait rencontrer demain son homologue américain Steven Mnuchin pour coordonner sur les modalités d’une telle mesure.