La Corée du Sud et la Chine ont mis en vigueur en décembre 2015 leur accord de libre-échange bilatéral. Les deux pays s’étaient alors engagés à ouvrir leurs marchés des services et des investissements, « de manière positive » dans un premier temps, et « de manière négative » plus tard. Pour cela, ils avaient convenu de lancer des négociations de suivi dans un délai de deux ans. Cela dit, ces pourparlers n’avaient pas commencé.
Or, c’est aujourd’hui que ces discussions ont démarré à Séoul. Pour le pays du Matin clair, l’enjeu est de faciliter l’accès de ses entreprises au marché tertiaire de l’empire du Milieu et de mieux protéger ses investisseurs, ainsi que de cimenter à terme les relations de partenariat de coopération économique entre les pays.
Séoul envisage aussi de préparer un dispositif permettant d’empêcher la Chine d’imposer des mesures comme celle d’interdiction des voyages en groupe de ses ressortissants dans le sud de la péninsule. Il projette dans le même temps de durcir la clause ISDS portant sur le règlement des différends entre investisseurs et Etats.