Le Service national des impôts (NTS) notifie depuis fin février dernier les établissements financiers dans lesquels Lee Kun-hee, président de Samsung, et des patrons de grands groupes sud-coréens avaient ouvert des comptes sous noms d'emprunt. L'objectif : récupérer plus de 100 milliards de wons, soit un peu plus de 76 millions d'euros. En effet, les intérêts et les dividendes générés depuis 2008 par ces comptes sous pseudonyme sont imposés à 90 %, la loi stipulant le délai préfix à dix ans pour toute imposition.
Afin de respecter la loi relative au prélèvement, ce sont d'abord les banques ou les institutions financières qui devront payer ces impôts, avant de demander aux détenteurs de ces comptes illicites de les rembourser.
Si l'identité de tous ces imposables n'est pas connue, le PDG du premier « chaebol » du pays devra payer à lui seul plus de la moitié de ces 100 milliards de wons.