Après que l’administration Donald Trump ait annoncé envisager de lourdes taxes sur les importations d'acier et d'aluminium, des voix s’élèvent aux Etats-Unis pour manifester leur inquiétude face à cette option qu’elles qualifient d’unilatérale.
Ses détracteurs craignent que cette mesure visant notamment la Chine n’entraîne des effets pervers, c’est-à-dire qu’elle risque de provoquer des frictions commerciales sans pouvoir relancer les industries américaines.
Parmi eux, l’ex-sénateur Max Baucus a averti que la question de l’acier ne pourrait pas être réglée par des mesures de rétorsion comme les droits de douane. Du coup, il a plaidé pour une réponse en vue de juguler l’offre.
Dans un entretien hier avec CNBC, la chaîne de télévision d’information économique, cet ancien ambassadeur à Pékin a toutefois reconnu que les importations américaines d’acier et d’aluminium venaient surtout de Chine et que celle-ci était le principal responsable de l’offre excessive d’acier sur le marché mondial. Pourtant, selon lui, le Chine n’est pas seule, et il convient de tenir compte d’autres pays comme le Canada et le Brésil.
Un analyste de Nomura Securities cité par la chaîne a quant à lui affirmé que si Trump autorisait toutes les options recommandées par le département du Commerce, l’industrie sidérurgique américaine redeviendrait rentable. Mais d’ajouter que cela finirait par unir les autres pays contre les USA.