Lorsque General Motors a annoncé la semaine dernière son intention de fermer son usine de Gunsan, l’entreprise a demandé au gouvernement sud-coréen de lui apporter un soutien financier pour le reste de ses opérations dans le pays. Elle a même fixé à la fin février le délai des discussions en ce sens. Mais l’exécutif s’est borné à regretter la décision unilatérale du géant de Detroit.
Aujourd’hui, pour la première fois après l’annonce du constructeur américain, le ministre de l’Industrie et du Commerce extérieur Paik Un-gyu a posé une condition préalable : GM doit d’abord régler son problème de transparence dans la gestion des activités sud-coréennes et montrer en même temps sa détermination à l’améliorer et à multiplier ses investissements sur le long terme.
Le ministre a aussi évoqué le fait que l’apport financier aux investisseurs étrangers devait être accordé seulement dans la mesure où l’Organisation mondiale du commerce le permet.
Selon lui, cette question ne peut pas faire l’objet des négociations en cours visant à amender l’accord de libre-échange Séoul-Washington.
Le syndicat de GM Korea a lui aussi revendiqué le retrait du plan de restructuration des activités du groupe américain, dont la première étape passe par la fermeture du site de Gunsan.
Les députés membres de la task force créée au Parlement pour tenter de trouver une solution à la crise se sont entretenus aujourd’hui avec le vice-président exécutif de GM, Barry Engle, actuellement à Séoul.
Et dans l'après-midi, le ministre des Finances Kim Dong-yeon a martelé que le gouvernement prendrait une position tranchée après avoir examiné le plan de gestion de crise de GM.