General Motors a annoncé hier la fermeture de l’une de ses usines en Corée du Sud, celle de Gunsan dans le sud-ouest du pays. Une décision interprétée par Séoul comme un ultimatum lancé aux pouvoirs publics. Avec pour but de faire pression sur eux pour qu’ils prennent des mesures urgentes dans les plus brefs délais. Il peut s’agir d’apporter notamment un soutien financier.
De fait, c’est il y a quatre ans que son entité sud-coréenne, baptisée GM Korea, a vu ses comptes passer dans le rouge. Le groupe s’était alors retiré des sites non rentables en Europe pour faire assumer ces activités à GM Korea. Mais celles-ci ont perdu de l’argent au point que ses pertes cumulées se sont élevées à 3 000 milliards de wons (2,2 milliards d’euros), en raison notamment de la baisse de la demande dans le pays et à l’étranger.
Plusieurs milliers de postes sont maintenant menacés, obligeant le gouvernement à monter au créneau. Il a regretté la décision unilatérale de GM et lui a demandé de préparer en priorité un plan de restructuration responsable.