Demain, cela fera deux ans jour pour jour que les activités du parc industriel mixte de Gaeseong, en Corée du Nord, ont été suspendues par l’administration précédente de Park Geun-hye, suite aux essais nucléaires et balistiques du pays communiste.
Les 124 entreprises sud-coréennes qui y sont implantées espèrent que la récente amélioration des relations intercoréennes aboutira à la réouverture du site. Elles envisagent ainsi de demander l’autorisation de se rendre au complexe après le 25 février, afin de vérifier l’état de leurs équipements laissés sur place.
Cependant, de l’avis des observateurs, il est impossible pour Séoul de relancer les activités sans concertation avec la communauté internationale en raison des sanctions internationales en vigueur contre Pyongyang.
Depuis deux ans, toutes ces firmes éprouvent de grandes difficultés. Dix d’entre elles ont entièrement stoppé leurs activités, 30 ont réaménagé leurs moyens de production à l’étranger et 70 à 80 en Corée du Sud. Elles estiment à 15 000 milliards de wons, soit environ 1,2 milliard d’euros, le préjudice subi par la fermeture du complexe, contre 786,1 milliards de wons (588 ,1 millions d'euros) selon l’évaluation du gouvernement. 74,2 % de cette somme, soit 58,33 milliards de wons (436,4 millions d'euros) ont déjà été versés sous forme d’aide à ces compagnies.