L’accord d’échange de devises, dit de «swap », entre la Corée du Sud et la Chine est arrivé à terme mardi. On ignorait alors si les deux pays avaient décidé de le prolonger ou non. Cela a fait penser que les négociations dans ce sens auraient été empoisonnées par les tensions diplomatiques Séoul-Pékin autour du déploiement du THAAD américain dans le sud de la péninsule.
En fait, ce jour-là, un accord in extremis avait été trouvé, mais l’annonce n’a été faite qu’aujourd’hui.
Lors d’une rencontre avec les correspondants sud-coréens basés à Washington, le gouverneur de la Banque de Corée (BOK) Lee Joo-yeul et le ministre des Finances Kim Dong-yeon ont expliqué ce retard par la nécessité de mener « des examens techniques » après la décision.
En tout cas, le pacte sera prolongé d’encore trois ans tel qu’il est. Il porte donc sur 56 milliards de dollars au maximum. Concrètement, il permettra à la banque centrale sud-coréenne d'obtenir des yuans en échange de wons et à son homologue chinoise de recevoir des wons en échange de yuans.
L’accord est intervenu dans un contexte où les risques géopolitiques liés à la Corée du Nord se font de nouveau sentir et plusieurs pays avancés, les Etats-Unis en tête, serrent les cordons de la bourse. Son enjeu est donc de taille pour le pays du Matin clair.