Aujourd’hui, cela fait un an jour pour jour que la nouvelle loi anti-corruption est entrée en vigueur en Corée du Sud. L’heure est au premier bilan.
Les 500 premières entreprises du pays dépensent moins, beaucoup moins même qu’avant pour accorder des « faveurs » à des fonctionnaires ou encore à des journalistes, entre autres. C’est le cas de trois firmes sur quatre.
Preuve en chiffres. A en croire CEO Score, un site web sud-coréen d’évaluation de la gestion des entreprises, qui a interrogé 139 des 500 groupes, leur budget destiné à entretenir les relations d’affaires en offrant des repas ou des cadeaux a totalisé 97 milliards de dollars au premier semestre de l’année. Soit en baisse de 15 % par rapport à la même période l’an passé, donc avant la mise en vigueur de la loi dite aussi Kim Young-ran, du nom de l’ancienne patronne de la Commission nationale de l'anti-corruption et des droits civiques, qui l’avait proposée.
Toujours pendant les six premiers mois de l’année, leurs chiffres d’affaires ont progressé de plus de 6 %. Autrement dit, la législation a été très efficace.
Autre chose à noter : sur les 139 sociétés interrogées, 102 ont diminué leurs dépenses en ce sens et les 37 autres les ont augmentées après l’application de la loi en question.