La Corée du Sud ne devrait probablement pas souffrir de pertes d’emplois considérables avec l’avènement de la quatrième révolution industrielle, synonyme d’automatisation de la production et d’un système de gouvernance rationalisé – en raison de ses investissements préventifs. C’est ce qu’affirme l’Institut coréen du développement (KDI) dans un rapport intitulé « l’effet de la quatrième révolution industrielle sur l’emploi ».
Pour être plus précis, le pays sera moins touché par les changements rapides que les autres Etats membres de l’OCDE. Il a cité l’investissement préemptif sud-coréen dans l’automatisation des installations de production et le niveau élevé de formation des employés.
Citant les statistiques de l’OCDE, le compte-rendu du KDI indique qu’il y a une probabilité de 70 % que l’automatisation à venir entraîne une disparition d’environ 9 % des emplois. En comparaison, le chiffre de la Corée du Sud était de 6 %, soit le plus bas parmi les membres de l’OCDE, contre plus de 10 % pour l’Allemagne, la Grande-Bretagne, l’Espagne et l’Autriche.
Le pays du Matin clair compte 531 robots industriels pour 10 000 employés d’après le rapport. On en dénombre 71 en Grande-Bretagne, 86 en Australie et 119 en Suisse.