Le gouvernement a finalisé aujourd’hui sa politique économique extérieure pour 2017 au cours d’une conférence à laquelle ont participé les ministres concernés. Elle se focalise sur les Etats-Unis et la Chine. Car les incertitudes entourant leurs politiques économiques ne cessent de grandir, alors que celles-ci pèsent sur l’économie sud-coréenne.
Vis-à-vis des Etats-Unis, où la nouvelle administration vient de s’installer, Séoul cherchera à faire fonctionner au plus vite un canal de consultations bilatérales et à y dépêcher, si nécessaire, une délégation gouvernementale en vue d’élargir la coopération en matière de commerce et d’investissements avec eux.
Le gouvernement se préparera aussi à la possibilité que le gouvernement américain impose des mesures protectionnistes afin de limiter les importations des produits « made in Korea » ou accuse le pays du Matin clair de manipuler son taux de change. Plus précisément, Séoul a décidé de réduire son surplus courant avec Washington et de lui acheter davantage de produits comme le semi-conducteur, l’automobile, l’aéronautique et ses composants.
L’exécutif renforcera aussi son soutien politique aux entreprises pour les aider à saisir des opportunités dans les infrastructures américaines. Pendant sa campagne, Donald Trump avait promis une enveloppe de 1 000 milliards de dollars sur dix ans pour les développer.
En ce qui concerne la politique à l’égard de l’empire du Milieu, le premier partenaire commercial de Séoul, le gouvernement compte utiliser activement les canaux de discussions à deux, comme la rencontre entre leurs ministres en charge de l’économie. Sans oublier l’accroissement des échanges bilatéraux dans les domaines autres que celui de l’économie.
Son attention est portée en premier lieu sur les mesures de représailles de Pékin à la décision sud-coréenne d’accueillir le système américain THAAD.