La Corée du Sud va évoquer les mesures de rétorsion que la Chine aurait prises en guise de représailles contre la décision de Séoul de déployer sur son sol un dispositif américain de défense antimissile à haute altitude (THAAD).
Devant la commission parlementaire du commerce, de l'industrie et de l'énergie, le ministre du Commerce Joo Hyung-hwan a révélé que cette affaire serait discutée lors d'une réunion du comité conjoint sur l'accord de libre-échange bilatéral qui s'ouvre aujourd'hui à Pékin.
Selon lui, Séoul abordera de façon appropriée ces mesures de rétorsion dont l'embargo sur les produits de beauté « made in Korea » qui fait un bond de 50 % chaque année. Et son ministère fera le nécessaire afin que les compagnies sud-coréennes implantées en Chine n'essuient pas de traitements partiaux.
En particulier, Joo n'a pas mâché ses mots en affirmant que son ministère ferait activement face à ces représailles à travers les procédures internationales de règlement des différends.
En effet, en plus des produits cosmétiques, Pékin a décidé de prolonger de cinq ans son droit antidumping contre les fibres optiques sud-coréennes.