Frappée de plein fouet par l’affaire Choi Soon-sil, la Fédération des industries coréennes (FKI), l’équivalent du Medef français, risque de disparaître. La présidente Park Geun-hye se serait servie de cette organisation patronale pour la collecte de fonds destinées aux fondations MI-R et K-Sports auprès des conglomérats, alors que Choi, sa confidente intime de 40 ans, aurait détourné cet argent à son profit.
Mardi dernier, les patrons de plusieurs grands groupes sud-coréens, dont Samsung, SK, LG et Hyundai, ont annoncé leur intention de quitter la FKI au cours de l’audition parlementaire sur ce vaste scandale politico-financier. Et hier, certaines institutions financières publiques ont fait de même devant la commission des affaires politiques de l’Assemblée nationale. Plus précisément, la Korea Development Bank (KDB), l’Industrial Bank of Korea (IBK) ainsi que la Korea Technology Finance Corporation (KIBO) ont fait savoir qu’elles allaient présenter leur lettre de démission à l’association lundi prochain. Korea Eximbank envisagerait de faire de même avant la fin de cette année.
Quant aux banques commerciales, KB Kookmin Bank et Shinhan Bank examinent actuellement cette possibilité. Ce qui n’est pas le cas de KEB-Hana Bank et Woori Bank.
De son côté, la FKI s’est engagée à présenter un plan de réforme lors de son assemblée générale prévue en février de l’année prochaine.