La crise politique entraînée par le scandale Choi Soon-sil inquiète Moody’s. Cette agence de notation internationale a indiqué que cette affaire dans laquelle a trempé la présidente sud-coréenne constitue désormais un risque pouvant retarder les décisions importantes notamment sur la politique économique du pays. Elle aurait voulu dire par là que le risque lié au scandale pourrait avoir des conséquences négatives sur sa note.
Une telle inquiétude est visible aussi dans les relations de Séoul avec ses voisins. Le Japon fait part des difficultés dans ses négociations avec la Corée du Sud en vue de conclure un nouvel accord bilatéral de swap de devises. Son vice-Premier ministre Taro Aso a en effet annoncé ne pas savoir avec qui son pays doit les boucler. Ainsi, il a pointé du doigt la vacance du pouvoir au pays du Matin clair.
Quant à la Chine, elle aurait profité du chaos dans la conduite des affaires de l’Etat pour mener une enquête fiscale sur l’entité chinoise du groupe sud-coréen Lotte. Celui-ci a récemment décidé de céder un terrain de golf à l’armée sud-coréenne pour y déployer le système américain de défense antimissile à haute altitude (THAAD). Pékin y est farouchement opposé.