Hanjin Shipping n’a finalement pas obtenu de soutien supplémentaire de ses créanciers pour être placé inévitablement sous administration judiciaire. Hier, ceux-ci ont refusé son plan de restructuration, en le jugeant insuffisant. Il ne fait état que de 500 milliards de wons, alors qu’il en faudrait de 1 000 à 1 300 milliards pour le renflouer. Aujourd’hui, l’armateur a demandé sa mise en redressement judiciaire.
Le gouvernement a aussitôt mis en place une cellule de crise. Il a alors décidé de mobiliser tous les navires des autres compagnies maritimes du pays. Actuellement, le numéro un sud-coréen du transport maritime de conteneurs couvre 40 % des appareils électroménagers exportés de Samsung Electronics et 20 % des produits de son concurrent LG Electronics.
Les autorités financières ne cachent pas leur inquiétude à l’égard des conséquences de la décision des créanciers. La Korea Development Bank, l’institution publique, en est le principal. Pourtant, il a martelé ne pas envisager de fusionner Hanjin avec son concurrent local Hyundai Merchant Marine.
Et à l’étranger, l’entreprise se fait saisir ses navires de manière provisionnelle. C’est le cas notamment de la justice singapourienne et du groupe allemand Rickmers.