La dette des ménages en Corée du Sud ne cesse de s’accroître. En effet, si l'on en croit les derniers chiffres publiés par la Banque de Corée (BOK), elle a dépassé au second trimestre de l'année plus de 1 250 000 milliards de wons, l'équivalent de 990 milliards d'euros. Il s'agit d'un bond de 33 600 milliards de wons, soit 26 milliards d'euros environ, par rapport à la période allant de janvier à mars 2016.
Sur cette somme astronomique, la dette nette des foyers, à l'exception des dépenses via carte de crédit, s'est élevée à 1 191 000 milliards de wons, en hausse de 32 900 milliards de wons.
En clair, c'est la plus vertigineuse augmentation pour un 2e trimestre depuis la compilation des statistiques concernées en 2002.
Les prêts hypothécaires accordés par les banques de dépôt sont montés en flèche : 13 000 milliards de wons contre 5 400 milliards de wons trois mois plus tôt, dans le sillage du processus strictement renforcé de l'octroi d'un bien immobilier.
Les prêts fournis par les caisses d'épargne ont aussi augmenté de 4,1 % sur trois mois. En particulier, les prêts hypothécaires en provenance de ces secondes institutions bancaires ont bondi de 10 400 milliards de wons.
D'autre part, les ventes sur le crédit n'ont augmenté que de 700 milliards de wons par rapport aux trois premiers mois de l'année pour s'établir à 66 000 milliards de wons. La hausse des achats d'automobiles et des dépenses dans les grands magasins n'a pas pour autant débouché sur l'amélioration de la confiance des consommateurs sur fond de flambée de l'endettement des ménages et d'angoisse économique généralisée.