La Corée du Sud a décidé de remettre à plus tard sa décision d'autoriser ou non Google à accéder à ses données cartographiques. Elle étudiera donc ultérieurement cette demande formulée en juin dernier par le géant américain.
Cette conclusion est intervenue hier, au terme d'une réunion à huis clos entre les autorités compétentes chargées de l'aménagement du territoire, des affaires étrangères, de la réunification et de la défense.
Selon un responsable du ministère de l'Aménagement du territoire, Séoul ressent la nécessité de mener des consultations supplémentaires concernant l'impact que la mise à disposition des données cartographiques du pays pourrait avoir sur la sécurité nationale ainsi que sur l'industrie de l'information géo-spatiale.
En effet, Google a fait la même requête en 2010, mais elle a été rejetée au regard de la loi sur la sécurité nationale en vigueur depuis plus d'un demi-siècle. Cette disposition anti-communiste interdit au gouvernement d'offrir ce type d'informations à d'autres nations.
Pour Google, les données fournis par le gouvernement sont indispensables afin d’assurer des services cartographiques à part entière. Il s'agit notamment de la circulation des véhicules et axes routiers en Corée du Sud, un des pays les plus connectés au monde.
D'après l’un des participants aux discussions d'hier, Séoul pourrait permettre à Google d'utiliser les données en question si l'entreprise américaine supprimait ou brouillait les installations sensibles comme le bureau présidentiel.