Au pays du Matin clair, il y a quatre billets de banque : ceux de 1 000 wons, de 5 000 wons, de 10 000 wons et de 50 000 wons. Ce dernier, l’équivalent d’environ 40 euros, représentait, fin juin, 80 % de la valeur cumulée de tous les billets confondus, avec 69 800 milliards de wons, soit quelque 56,3 milliards d’euros. Pourtant, les banques sud-coréennes peinent à récupérer ces plus grosses coupures de la monnaie nationale.
D’après les données publiées par la Banque de Corée (BOK), au premier semestre de cette année, seulement 50,7 % de ces billets émis pendant la même période sont retournés à la banque centrale sud-coréenne. En comparaison, ce taux est de 111 % pour le billet de 10 000 wons et de 90 % pour ceux de 1 000 et de 5 000 wons.
La polémique autour des impacts négatifs de ce billet de 50 000 wons mis en circulation depuis 2009 est donc loin de s’éteindre. Selon ses opposants, cette grosse coupure favoriserait l’économie souterraine, telle que la dissimulation de fonds occultes.