Cela fait plus de trois mois que Séoul a fermé le site industriel de Gaeseong en territoire nord-coréen, et ce en réponse aux essais nucléaire et balistique de Pyongyang. Mais les mesures destinées à dédommager ses entreprises qui y avaient délocalisé leur production n’ont pas encore été fixées. En cause : un désaccord entre le gouvernement et les entreprises concernées.
Aujourd’hui, le comité d’urgence de ces firmes a une fois encore repoussé la dernière proposition de l’exécutif. Son co-président Chung Ki-sup a évoqué la politique des administrations précédentes, qui selon lui, n’ont pas fait le lien entre le dossier nucléaire de Pyongyang et la coopération économique intercoréenne. Dans la foulée, il a exhorté l’actuel gouvernement à prendre une telle position afin de réparer les pertes subies par les entreprises.
Le comité pointe du doigt l’attitude de l’administration Park Geun-hye, qui selon lui élabore les mesures comme si elle aidait les firmes qui sont obligées de quitter le parc de Gaeseong à cause de catastrophes naturelles ou de la décision du régime communiste.
Le comité a par ailleurs décidé de demander en juin au gouvernement d'avaliser un déplacement au nord de la péninsule de plusieurs de ses représentants.