Les opérateurs sud-coréens du transport maritime continuent d'accuser d’énormes déficits ces dernières années. Explication à cela, le trafic a diminué en raison de la mauvaise conjoncture économique mondiale, alors que les frais de location des bateaux restent très élevés. La dette de Hanjin Shipping s'élève à près de 4 milliards d'euros. Et Hyundai Merchant Marine négocie en ce moment avec les propriétaires des navires pour faire baisser ces coûts. La compagnie cherche également à repousser l'échéance de ces créances qui arrivent à leur terme en juillet prochain.
Dans ce contexte, le gouvernement sud-coréen leur demande de mener des efforts de restructuration significatifs pour normaliser leur situation financière, sous peine de ne plus leur attribuer de subventions.
En ce qui concerne la filiale du groupe Hyundai, le ministre des Finances, Yoo Il-ho, a notamment averti qu'elle serait placée en redressement judiciaire en cas d'échec de ses négociations avec les propriétaires des cargos.
Quant à Hanjin Shipping, les autorités financière du pays ont fustigé la société pour sa passivité malgré le montant prohibitif de sa dette.
Daewoo Shipbuilding & Marine Engineering se trouve également dans la ligne de mire du gouvernement. Les enquêtes menées par les autorités de régulations financières mais aussi par le Parquet sont actuellement en cours à l'encontre de ce premier constructeur naval du pays.