Aux Etats-Unis, la classe politique exprime ouvertement son mécontentement envers la Corée du Sud, dont elle trouve insuffisante l’application de l’accord de libre-échange entre les deux pays.
Le président de la commission des finances du Sénat est le premier à le faire. Il a en effet écrit une lettre à l’ambassadeur de Corée du Sud à Washington. Dans cette missive, il a mis en question cinq domaines. Il s’agit notamment du processus de décision des prix des médicaments, de l’ouverture du marché des services juridiques et de la copie illicite de logiciels par les agences gouvernementales. Il a alors laissé entrevoir une possibilité de faire le lien entre ce manque d’application et l'éventuelle adhésion de Séoul au Partenariat trans-pacifique (TPP).
Cette question s’invite aussi dans la campagne présidentielle. Donald Trump, le candidat le plus conservateur à la primaire républicaine comme Bernie Sanders, le candidat le plus progressiste à la primaire démocrate promettent tous deux de renforcer le protectionnisme. Cela fait craindre que les exportations sud-coréennes vers les Etats-Unis ne soient elles aussi touchées par ces engagements.
En quatre ans après l’entrée en vigueur du traité commercial Séoul-Washington, la part de marché sud-coréenne aux Etats-Unis a atteint son plus haut niveau historique. En revanche, le déficit commercial américain avec le pays du Matin clair a doublé.