Après les hauts fonctionnaires, ce sont désormais les banques sud-coréennes qui sont prises pour cible par les hackers nord-coréens. C'est du moins ce qu'a révélé le Service national du renseignement (NIS).
Le NIS a en effet déclaré que Pyongyang avait piraté une entreprise fabriquant les logiciels de sécurité. Il s'agissait notamment d'un système à clé publique servant pour les transactions financières en ligne. Il se peut donc qu'un programme de piratage déguisé puisse s'infiltrer dans les ordinateurs des utilisateurs.
Pour avoir une idée de l'ampleur éventuelle d'une telle catastrophe, en moyenne près de 77 millions d'opérations bancaires pour un montant de 3 milliards d'euros s'effectuent en ligne chaque jour en Corée du Sud.
Par conséquent, les autorités financières du pays ont appelé en urgence les responsables de sécurité des 16 banques commerciales. Elles leur ont demandé de mettre à jour leur programme de sécurité tout en les avertissant de les sanctionner sévèrement en cas d'accidents. Les établissements bancaires devront aussi vérifier en temps réel les possibles fuites d’informations personnelles des usagers afin de prévenir tous dégâts collatéraux.