Le gouvernement japonais s'apprête à demander à l'Organisation mondiale du commerce (OMC) d'ouvrir une sous-commission visant à régler le différend relatif à l'embargo sud-coréen sur ses fruits de mer.
D'après l'agence de presse nipponne Kyodo News, Tokyo envisage de recourir à ces procédures coercitives, afin de mettre fin à ce conflit qui a surgi au lendemain de l'accident de la centrale nucléaire de Fukushima. En effet, Séoul a imposé ce dispositif qu'il juge légitime pour la sécurité de la population. En revanche, Tokyo a mis en avant que cette mesure n'avait aucun fondement scientifique et qu'elle violait l'accord de la haute instance commerciale mondiale.
Un petit rappel: sur fond d'inquiétudes grandissantes due à la pollution radioactive, le gouvernement sud-coréen a interdit, depuis septembre 2013, d'importer des produits halieutiques provenant de huit provinces nipponnes aux alentours de Fukushima, dans le nord-est de l'archipel.