Un coup de tonnerre chez le groupe Samsung. A la fin du mois dernier, il avait annoncé la fusion de deux de ses filiales. Il s’agit de Cheil Industries et Samsung C&T, ses deux divisions majeures.
Le conglomérat voulait alors achever l’opération après avoir obtenu le feu vert de leurs actionnaires, qui doivent se réunir le mois prochain. Mais cela s’annonce difficile, puisqu’un fonds d’investissement américain se mobilise pour lui barrer la route.
Ce fonds, en l’occurrence, Elliott Management Corporation, vient d’entamer les procédures juridiques dans ce sens. Il a en effet déposé à un tribunal de Séoul une requête en injonction à l’égard de Samsung C&T, dont il détient 7,2 % des parts, et de son conseil d’administration. Objectif : empêcher les actionnaires de donner leur accord à la fusion lors de leur assemblée générale de juillet.
Dans un communiqué de presse, Elliott a affirmé croire que le plan de fusion est contraire aux intérêts des actionnaires de Samsung C&T et qu’il est aussi illégal.
Cela dit, le conglomérat sud-coréen annonce qu’une fois achevée, l’opération lui permettra de simplifier sa structure de gouvernance. Et Lee Jay-yong, le fils héritier de Lee Kun-hee, le PDG de Samsung Electronics, pourra alors disposer de 16,5 % des parts de la nouvelle entité pour en devenir le premier actionnaire.