L'adhésion en tant que membre permanent de la Corée du Sud à l'Organisation pour la coopération des chemins de fer (OSJD) semble être un vœu pieux.
D'après le ministère de l'Aménagement du territoire et des Transports, si l’adhésion de Séoul était à l’ordre du jour de cette haute instance internationale lors de sa 43e conférence ministérielle tenue hier à Oulan Bator en Mongolie, elle n'a finalement pas été acceptée par Pyongyang. Pour devenir un nouveau membre de cet organe, il est obligatoire d'obtenir l'accord unanime des 28 pays membres permanents, y compris de la Corée du Nord.
L'effort du gouvernement sud-coréen ne date pas d'hier. En effet, Séoul avait essayé de s'y inscrire en 2003 après avoir accompli la construction de la partie sud-coréenne de la ligne Gyeong-eui, la voie de chemin de fer reliant Séoul à Sineuiju en Corée du Nord. Cette initiative était néanmoins restée vaine, encore une fois à cause de l'objection de Pyongyang.
Pour rappel, l’OSJD est une organisation internationale fondée en 1956. Elle a pour principal but de promouvoir la coopération dans le domaine ferroviaire entre les pays de l'Asie centrale et de l'Europe de l'Est. Pour utiliser le transsibérien ou le transchinois, il est indispensable d'y adhérer.