Nombre d’entreprises sud-coréennes de graines semencières et potagères ont été vendues aux groupes étrangers avant ou après la crise financière de 1997, qui a frappé l’ensemble des pays d’Asie. Ses conséquences ont déjà commencé à se préciser. Les sud-Coréens doivent maintenant verser une très importante somme en royalties aux pays étrangers afin de se servir des semences et plants qu’ils ont pourtant développés eux-mêmes.
Dans ce contexte, on apprend aujourd’hui qu’un autre groupe de taille sud-coréen a récemment été mis en vente et une société étrangère s’apprête à le racheter. Cela lance un débat sur la « souveraineté semencière ».
En chiffres. D’après la RDA, l’administration du développement rural, les royalties que le pays du Matin clair a payées depuis 2010 totalisent 81,9 milliards de wons, soit environ 69 millions d’euros, celles qu’il a reçues de la part des étrangers ne se sont élevées qu’à 320 millions de wons. La RDA prévoit que dans cinq ans, le montant à verser aux étrangers devrait fortement augmenter pour atteindre 790 milliards de wons, c’est-à-dire 664 millions d’euros.