Elles montent, elles montent, les dettes de tous les acteurs de l’économie, que ce soient les ménages, les entreprises ou l’Etat. La Corée du Sud les a vues dépasser les fameux seuils de son PIB, établis par le Forum économique mondial. C’est ce qu’on a appris des analyses menées par le député Lee Hanh-koo du Saenuri, la majorité présidentielle.
Pour être plus précis, à la fin 2013, la dette des individus s’est élevée à 1 219 000 milliards de wons, soit 913 milliards d’euros, celle des entreprises privées non bancaires à 1 810 000 milliards de wons, c’est-à-dire 1 350 milliards d’euros. Cela représente respectivement 85,4 et 126,7 % du PIB nominal, alors que les barres symboliques du Forum mondial sont chacune de 75 et 80 %.
L’Etat peut s’enorgueillir d’une dette qui n’a atteint que 34,3 % de son PIB. Des chiffres relativement bons. Cela dit, le ratio est de 114,9 %, si on y ajoute la dette des entreprises publiques et celle dont l’Etat doit s’acquitter pour financer les pensions des fonctionnaires et des militaires. Le seuil du Forum est de 90 %.