Les programmes des partis sous le signe de la « démocratie économique » open the window of AOD

Publié le: 2012-02-05

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A l’approche des élections législatives en avril prochain, les partis de la majorité et de l’opposition ont dévoilé leurs nouveaux programmes politiques, placés des deux côtés sous le signe de la « démocratie économique ».

D’abord, le GPN, rebaptisé Parti Saenuri, le parti au pouvoir, a présenté le 30 janvier un programme révisé pour la première fois depuis six ans. Il s’articule autour de trois thèmes, à savoir une sécurité sociale axée sur le bonheur des citoyens, l’emploi et enfin une économie de marché équitable. Parmi eux, c’est le troisième qui donne le ton à l’ensemble du programme. Le parti a annoncé qu’il s’efforcera de concrétiser une démocratie économique par le renforcement du rôle et des fonctions du gouvernement, afin d’optimiser l’efficacité de l’économie de marché et d’instaurer un ordre de marché équitable et transparent.

Le Parti démocrate unifié, de son côté, a donné la priorité à la démocratie économique, là aussi, à une aide sociale universelle, et à une augmentation des taxes sur les hauts revenus. A cet égard, le premier parti d’opposition mettra sur pied des commissions spéciales chargées d’élaborer des mesures appropriées dans ces trois domaines.

Pour les deux camps, la réalisation d’une démocratie économique consiste grosso modo à abolir la barrière actuelle qui séparerait 99 % de la population relevant des classes moyenne et populaire et les 1 % de privilégiés. Sur cette base, la réforme des chaebols, grands conglomérats typiquement coréens, et l’augmentation des taxes sur les hauts revenus sont proposées comme politiques prioritaires. Concernant cette réforme, les deux partis souhaitent freiner le développement des activités tentaculaires des conglomérats afin de créer un environnement plus propice aux petites et moyennes entreprises. Ils envisagent notamment de rétablir le plafonnement des investissements des conglomérats dans leurs propres filiales. Or dans cette atmosphère qui leur est peu favorable, il arrive que les grandes entreprises soient considérées comme l’incarnation de tous les vices.

La réforme des chaebols va à l’encontre de la volonté du président de la République Lee Myung-bak qui prône des politiques favorables aux affaires. En effet, lors d’un conseil des ministres le 31 janvier, il a critiqué les partis qui rivalisent de propositions pour réformer les grandes entreprises. Il a fait remarquer que tout l’environnement politique concourt à décourager les entreprises et que cela n’aidera pas la population. Par ailleurs, il a visé les formations politiques en indiquant qu’il ignore quels intérêts politiques seraient en jeu à ce sujet.

En clair, le président a voulu mettre en garde contre une approche populiste qui consiste à mettre tout le milieu des affaires dans le même sac et à le stigmatiser dans la perspective des élections législatives. D’après le chef de l’Etat, l’exercice d’une pression politique inutile sur les chaebols aboutira plutôt à réduire leurs investissements et créations d’emplois, en pénalisant les classes moyenne et populaire.

Aujourd’hui, la « démocratie économique » est devenue le mot d’ordre dans le monde entier. C’est dans ce contexte que la Corée du Sud devra organiser ses élections. Alors il faudra surtout veiller à ce que cette belle promesse ne soit pas qu’une simple guerre des mots.

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